La santé des dirigeants de PME

Publié le 28 Janvier 2015

La santé des dirigeants de PME

La santé des dirigeants de PME

Avec un intitulé pareil, je ne pouvais pas ne pas accepter l'invitation aux vœux 2015 de la FFB (Fédération Française du Bâtiment) du Loiret, moi qui chaque jour par mon activité suis engagée à contribuer au bien-être des personnes dans leur environnement de travail. Olivier Torres enseignant chercheur en économie et gestion à Montpellier, était l'invité de cette soirée. Quelle intervention ! Au-delà de la qualité oratoire et du discours parfois ironique, j'ai découvert une analyse très fine du contexte économique et politique qui rend l’activité d’un patron de PME difficile. Olivier Torres parle de l’effet Gulliver ou la représentation du monde de l’entreprise se fait à travers le prisme de ce qui se passe chez les géants, les grosses structures ou chacun est une pièce et personne n’a le contrôle du tout, ou il y a de la distance entre la décision et la réalité du terrain. La réalité de la PME est tout autre. Un patron de PME est en prise directe avec le résultat, il fait face à la surcharge de travail, la gestion de l’incertitude, tout cela bien souvent seul ce qui génère beaucoup de stress et parfois conduit au burn-out. Par contre être dirigeant de PME c’est aussi avoir le sentiment de maitriser son destin, en étant sous contrainte choisie, c’est avoir un tempérament optimiste, et accepter l’effort en étant endurant, rebondir après un échec. Tous ces facteurs-ci, quand ils cohabitent à leur juste niveau contribuent à la bonne santé du dirigeant. C’est ce qu’Olivier Torres démontre avec les enquêtes régulières ( observatoire Amarok) qu’il mène auprès des patrons de PME grâce à son Observatoire de la santé des dirigeants de PME. Quelle belle photographie de la situation !

Par les questionnaires qu’il utilise dans ses enquêtes il s’aperçoit qu’il permet des premières prises de conscience sur le soin que le patron porte ou pas à lui-même, porte ou pas à ses équipes. Il vient taquiner des croyances, des comportements. Il observe qu’au cours de l’année de suivi certains patrons modifient leur façon d’être, et de faire. En étudiant le système il le fait bouger. N’est-ce pas le même processus utilisé en coaching: explorer la situation par le questionnement, faire émerger ce que l’on veut, ce qui est important, ce vers quoi on veut tendre et poser ce que l’on va mettre en place pour y arriver.

J’ai éprouvé beaucoup de satisfaction à l’écoute de cette intervention. Un dirigeant qui prend 20 minutes de son temps tous les deux mois pour répondre à une enquête change sa façon d’appréhender son quotidien. Que se passerait-il s’il se faisait accompagner par un professionnel. Il irait certainement encore plus loin et plus vite dans l’atteinte de ses espoirs, ses rêves pour lui, ses collaborateurs, son entreprise.

Alors merci Monsieur Olivier Torres pour votre intervention et votre étude. Même s’il est vrai que l’environnement est difficile, que nos politiques ne font pas toujours appel aux bonnes théories pour baser leur décision, il y a toujours la possibilité de trouver un espace de développement, d’initiative personnelle et de reprise de pouvoir sur ce qui se passe. Les coachs professionnels peuvent aider à cela.

Cette intervention me conforte dans la mission qui anime mon action : contribuer à la prospérité économique de ma région et au bien-être durable par le développement des hommes et femmes au travail.

Un nouveau mode économique est à construire. Patrons de PME vous en serez les premiers auteurs.

Et si vous commenciez à prendre soin de vous ? Et si vous vous autorisiez à prendre un temps de pause, de recul, que se passerait-il ? Quelle première action pourriez-vous décider ?

Rédigé par Epta Coaching

Publié dans #Dirigeants

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